| Détermination des
espèces du genre Telamona |
Les illustrations
ci-dessous sont tirées de l'article de Ball (1931f) publié dans Entomologica Americana.
L'allure de la crête des Telamona
peut varier d'un individu à l'autre. Pour identifier une espèce à
partir d'une photo, il faut aussi tenir compte du motif des taches sur
le casque et de la taille de l'individu. Dans certains cas,
notamment pour Telamona
ampelopsidis, l'hôte nourricier aide à la détermination de
l'espèce.
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| Telamona
ampelopsidis |
| Telamona
ampelopsidis se nourrit et se reproduit sur un hôte
unique, la Vigne
vierge, Parthenocissus
quinquefolia jadis nommée Ampelopsidis
quinquefolia. Le nom de l'espèce du membracide fait
référence à son hôte. Trois autres Telamona
(adultes mais pas de nymphes) ont été observés sur la Vigne vierge: T. excelsa, T. monticola et T. spreta (Wallace,
2014). |
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| Trois adultes Telamona
ampelopsidis sur de la Vigne vierge.
La crête du casque est généralement rectiligne et très légèrement
incliné vers l'arrière. Certains individus, plus rarement, ont une
encoche au centre de la crête, comme l'individu à droite. |
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| T. ampelopsidis
en train de pondre. → Ovipositeur. Selon Funkhouser (1917),
les oeufs sont
profondément insérés dans la tige de la Vigne vierge, à l'aisselle des
feuilles. Une ponte de deux ou trois oeufs dure une vingtaine de
minutes; elle est suivie d'une pause de dix minutes avant la ponte
suivante. |
La vue de dos permet d'évaluer le déploiement des
angles huméraux (→). |
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| Le même individu,
une nymphe Telamona
ampelopsidis, qui
a bien collaboré à la séance de photos. Elles sont souvent farouches et
se déplacent sur la tige, du côté opposé à l'observateur. |
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| Les nymphes Telamona
ampelopsidis sont grégaires et admirablement
camouflées sur le bois de la vigne. |
Une nymphe au stade V, face à
face avec un adulte.
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Le développement des nymphes en
cinq stades dure cinq semaines (Funkhouser, 1917). |
| Telamona monticola |
Loye (1982) a
étudié T. monticola
dans un boisé au Delaware en 1978 et
1979. Elle décrit l'espèce comme solitaire et associée principalement
aux chênes. Des adultes se sentant menacés se laissaient tomber au sol
où ils étaient difficiles à retrouver dans la litière. Le site
d'oviposition était toujours à la base
d'un bourgeon. Le site d'insertion mesurait 1 mm; les quelques oeufs
observés étaient isolés ou en groupe de deux ou trois. Les cinq stades
nymphaux ont duré environ huit
semaines. Au fil des mues, les nymphes ressemblaient à une écaille de
bourgeon, puis à la base d'une pousse de chêne. Selon le changement qui
s'opérait graduellement, elles se déplaçaient sur les tiges, vers
un emplacement qui optimisait leur camouflage. Ainsi, les premiers
stades s'observaient sur les tiges de l'année, alors que les stades
quatre et cinq s'installaient sur les tiges âgées d'un à trois ans. Les
adultes choisissaient souvent les tiges ayant quatre à neuf ans.
L'auteure ne précise pas si le type de sève où son accessibilité dans
un bois plus ou moins dur ou plus large jouait également en faveur du
déplacement de la nymphe au cours de son
développement. Généralement, les nymphes appuyaient leur tête
(pronotum)
contre
l'hôte et restaient sur la face supérieure de la tige, la tête orientée
vers le tronc.
Les
adultes ont généralement une zone claire, à l'arrière du casque. Cette
zone est parfois jaune vif. Le devant de la tête est constellé de
petites taches jaunes ou beiges. |
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| L'individu
ci-dessus était sur un Peuplier deltoïde. Le peuplier fait
partie de la liste des hôtes connus de T. monticola
(Wallace, 2014).
D'après l'auteur, parmi tous les Telamona,
l'espèce monticola
a la plus longue liste
d'hôtes, avec 29 espèces, pas toutes établies au Québec,
toutefois. |
Telamona
monticola sur un Chêne rouge. |
| Telamona tiliae |
L'espèce tire son
nom du Tilleul, du genre Tilia,
hôte deTelamona tiliae.
Toutefois, ce n'est pas son hôte unique car on l'a observée sur
diverses espèces de chêne (nymphe sur Quercus rubra),
l'aubépine, le caryer, le frêne et le micocoulier (Wallace, 2014).
La crête est légèrement inclinée vers l'arrière. La zone brun foncé du
dessus de la crête se prolonge vers le bas, jusqu'aux ailes, sous forme
d'une large bande.
Les deux individus à droite étaient sur du tilleul. |
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| Telamona tristis |
Comme
pratiquement tous les Telamona,
T. tristis
se développe sur du chêne. À
cela s'ajoute le Caryer ovale, le Charme de Caroline, l'Hamamélis de
Virginie, le Noisetier
d'Amérique, l'Ostryer de Virginie, le Tilleul d'Amérique. Le charme, le
noisetier et l'ostryer appartiennent à la sous-famille Coryloideae.
La crête de l'adulte vue de profil est large et bordée, dans sa
descente postérieure, d'une zone pâle. |
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| Deux
nymphes Telamona tristis
sur des Charmes de Caroline (Carpinus
caroliniana). |
Adulte, de dos, sur un noisetier. |
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| Adulte
ténéral terminant sa mue imaginale sur un Charme de Caroline. 13
minutes séparent les 2 photos. |
Telamona
tristis sur un Charme de Caroline. |
| Telamona westcotti |
| Hôte sur quelques
espèces de chêne, le tilleul et l'orme
(Wallace, 2014). |
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| 22 juillet. Sur
un jeune Chêne à gros fruits, une nymphe mue au stade adulte.
Ci-dessus, l'adulte ténéral auprès de son exuvie à 9h45. Elle était
encore toute blanche une trentaine de minutes plus tard. |
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| Le
même individu qui a mué le matin, observé à 15h20. Une fourmi est
auprès de lui. |
Un adulte sur un Chêne bicolore ou à gros fruits. |